LA PRESSE

MIDI LIBRE

31 décembre 2020

EUROPE 1

9 décembre 2020 - Alexis Patri

Quand l’humoriste Constance s’inspire de sa famille : “Mon arrière grand-père était la
rock-star des légistes

L’humoriste Constance devrait reprendre en décembre son spectacle “Pot pourri” au théâtre des deux Ânes à Paris, avant une tournée dans toute la France. Elle explique au micro d’Anne Roumanoff l’influence de certains membres de sa famille dans la création de son ton humoristique, à la fois très acide et complètement loufoque.
INTERVIEW
De Mylène la picarde à la mère de famille aussi flippante que culpabilisante, Constance a développé spectacle après spectacle une galerie de personnage tous plus corrosifs les uns que les autres. Avant de reprendre les représentations de son nouveau spectacle Pot Pourri, l’humoriste explique dans Ça fait du bien que sa famille et ses membres hauts en couleur ne sont pas étrangers à son humour noir.
Son sens de l’humour familial remonte au moins jusqu’à son arrière-grand-père, à l’humour décapant malgré son métier peu rieur. “Il était la rock-star des médecins légistes !”, rigole Constance. “Il paraît qu’il a disséqué je sais pas combien de cadavres”.
“On a toujours ri de tout ce dont il ne fallait pas rire”
Sa grand-mère a aussi été une importante source d’inspiration. “Elle était horrible, elle disait des trucs épouvantables” se souvient l’humoriste, mi-amusée, mi-choquée. “Elle était fascinante parce qu’elle était d’une force incroyable. Elle pouvait briser les gens en deux phrases.” Si l’humoriste a pris un partie de son humour, elle espère avoir un peu plus d’empathie de son aïeule.
De manière générale, Constance a grandi dans une famille où l’humour caustique était un sport collectif. Une culture du rire qui l’a aidé à affronter les obstacles. “Il y a toujours eu un humour très, très noir dans ma famille. On a toujours ri de tout ce dont il ne fallait pas rire”, se souvient-elle. “Cela donne beaucoup de recul et de force pour ensuite affronter la vie.”

LIBÉRATION

5 décembre 2020 - Sandra Onana

Photos Benoît Grelet. DR. Laura Guilli

Comment ça va la culture ? #4

Chaque jour, la newsletter Libé Culture demande à artistes et acteurs du secteur culturel des nouvelles de ce qu’ils fabriquent, tant bien que mal. Cette semaine, les trucs et astuces pour survivre au Covid du musicien Quentin Rollet, de l’exploitante de cinéma Aline Rolland et de l’humoriste Constance.
Constance : «C’est pas parce que c’est la merde qu’il faut faire n’importe quoi !»
L’humoriste Constance Pittard, dite Constance tout court, continue de veiller à ce que «les gens se marrent bien» dans sa chronique régulière sur France Inter, en attendant anxieusement la reprise de son spectacle autoproduit Pot Pourri.
«Je tiens, mais c’est très fragile. Le bon mot, pour parler de la réouverture des salles, c’est “vital”.
J’ai monté ma boîte pour être en autoproduction, ce qui veut dire que je ne suis pas intermittente, je n’ai pas de filets de sécurité comme le chômage partiel.
Je mange grâce à la scène et je survis en ayant joué quatre ou cinq fois depuis le mois de mars. La radio, ça permet de garder une présence médiatique et de continuer à créer, c’est un bonheur d’exposition et un laboratoire. En revanche, c’est très très mal payé, ce n’est pas du tout ce qui me fait vivre. Les problèmes étaient là avant le Covid sur le service public – il y avait les plans de licenciement, ils coupent dans le gras. Ce qui me rend très contente d’être sur France Inter, c’est de pouvoir prendre du temps pour écrire mes chroniques et être fière de ce que je fais. C’est pas parce que c’est la merde qu’il faut faire n’importe quoi ! C’est aussi mon lien social, sinon je passerais la semaine hyperisolée : déjà qu’en tant qu’artistes, on est des gens un peu névrosés, un peu anxieux. Les charges tombent tous les mois et il faut continuer à rester drôle, léger, créatif, alors qu’on ne dort pas la nuit… Je serre les fesses et j’attends qu’une seule chose : que ça reparte.»

SORTIR À PARIS

28 novembre 2020 - Laura B

CONSTANCE DE RETOUR À PARIS AVEC SON SPECTACLE POT POURRI

Revoici, revoilà Constance, l’humoriste picarde, à Paris.

Gros succès pour elle puisque son son quatrième spectacle solo, “Pot Pourri”, un condensé de tout son talent, après des représentations au théâtre de l’Oeuvre en début d’année, revient à l’affiche du théâtre des 2 Ânes (là où elle s’est déjà précédemment produite) le temps d’une seule représentation, le vendredi 18 décembre 2020, à 19h.

Ensuite, l’année prochaine, le 14 décembre 2021, Constance se produira au Casino de Paris. Découverte par le grand public dans l’émission de Laurent Ruquier “On n’demande qu’à en rire”, elle y dévoilait son côté trash et y déployait un humour très noir. Un humour dont elle fait profiter les auditeurs de l’émission “Par Jupiter !” de Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek sur France Inter.

Critique :

Ce “Pot Pourri” rassemble quelques-uns des meilleurs sketchs de Constance – car oui, la jeune femme pratique non pas le stand-up, mais bien les sketchs à l’ancienne, avec personnages et costumes – mêlés à de nouveaux. On retrouve ainsi sur scène des femmes déjà croisées dans “Je suis une princesse bordel, bordel !”, “Les mères de famille se cachent pour mourir”, one-woman-show coécrit avec Jérémy Ferrari, et “Partouze sentimentale”, ses précédents spectacles.

Si Constance arrive sur scène en dansant et twerkant dans sa petite robe noire, elle ne va pas la conserver très longtemps et rapidement se glisser dans la peaux de neuf personnages. Des femmes toutes plus affreuses les unes que les autres.

Tour à tour elle va être une mère de famille débordée par ses enfants, dont “un fils pas timide mais con” et un “Nicolas qui met sa brosse à dents dans ses fesses” qui glisse à son mari : “Je fais le ménage seule alors que tu passes ton temps à faire de la poussière….” (il faut absolument voir la mise en scène pour comprendre l’ironie de la chose) ou encore cette horrible maman qui culpabilise son fils de 8 ans, “irresponsable, égoïste et obèse”, qui sera “celui qui suce des queues de routiers à la chaîne”.

Elle se glisse avec conviction aussi bien dans la peau d’une petite fille de CE2 morbide qui veut devenir “alcoolo parce que comptable ça a l’air chiant” ou “travailler avec des animaux dans un abattoir que dans celle d’une collectionneuse de timbres picarde qui ose un “quand t’es pas bien dans ton slip, t’y penses toute la journée”. Charmant !

Mais Constance c’est aussi et surtout une écriture, pas toujours dans la finesse, mais avec beaucoup d’esprit, ce qu’elle prouve dans ce sketch où elle interprète une femme amoureuse des mots, qui dresse des parallèles entre la littérature et le sexe et celui où elle incarne cette nonne court vêtue qui chante une ode au pénis, “l’amour que pénis nous porte est inébranlable”, scande-t-elle.

Vous l’aurez compris,l’humour de Constance est noir, trash, cynique, pas fait pour les oreilles sensibles. Espiègle, la chipie qui a goalé un spectateur qui dormait profite du sketch sur la prof de chant pour réveiller le pauvre homme et lui faire chanter (et danser) la chanson du goéland. Il se souviendra du spectacle celui-là.

Constance est fière de dire au public qu’elle est indépendante : elle auto-produit son spectacle, un choix car “le milieu du spectacle est peuplé de cafards”, une indépendance qui ne lui permet pas de gagner beaucoup d’argent mais “je préfère manger des spaghettis avec des amis plutôt que du caviar avec des connards” glisse-t-elle à la fin de “Pot Pourri” d’autant plus que selon elle, “le caviar a le goût de vieille bite rabougrie”. C’est dit !

Au final, ce spectacle bien écrit qui dure un peu plus d’une heure passe très vite, on en voudrait plus. On se demande encore comment autant d’horreurs peuvent sortir de la bouche d’une jeune femme si avenante. On vous conseille d’aller manger des spaghettis avec Constance : ce “Pot Pourri” sera une belle découverte pour ceux qui ne connaissent pas encore l’univers de Constance et une une valeur sûre pour ceux qui ont déjà vu ses précédents spectacles.

TÉLÉGRAMME

28 septembre 2020 - La Rédaction

Adpete d’un humour noir et grinçant, l’humoriste Constance viendra présenter son spectacle « Pot-Pourri » le 29 avril, au Mac Orlan. (Photo Laura Gilli)

L’humoriste Constance jouera à Brest, le 29 avril 2021 : « Jouer un enfoiré, c’est
délicieux »

Révélée chez Laurent Ruquier et chroniqueuse sur France Inter, l’humoriste Constance était de passage à Brest, vendredi. Elle y reviendra le 29 avril, à l’occasion d’une date au Mac Orlan.
Venue se produire au Foyer du Marin de Brest, dans le cadre d’une soirée réservée aux adhérents, vendredi dernier, l’humoriste Constance en a profité pour venir à la rencontre de la presse afin d’annoncer la date qu’elle viendra assurer dans la cité du Ponant, le 29 avril prochain. Une représentation qui, initialement, aurait dû se tenir le 6 novembre. « Mais tout a été décalé. Depuis le mois de mars, c’est un enfer, un bordel monstre… », ne cache pas celle dont la tournée est riche de quelque 80 dates.
Depuis la sortie de confinement, elle a pu se produire sur scène à trois reprises. Face à un public masqué.
« C’est mieux que rien », souffle-t-elle encore. « Au final, c’est comme faire l’amour avec une capote : c’est mieux sans, mais c’est plus prudent avec », lâche-t-elle, l’œil pétillant.
Fascinée par la névrose
Révélée dans l’émission « On ne demande qu’à en rire », de Laurent Ruquier, sur France 2, et chroniqueuse sur France Inter depuis cinq ans, dans l’émission de Charline Vanhoenacker, Constance viendra à Brest présenter « Pot Pourri », son sixième spectacle, mêlant anciens et nouveaux sketchs
L’occasion pour cette adepte de l’humour noir de promener sa galerie de personnages, allant de la bonne sœur à l’intello, en passant par la diva ou la « mère atroce ». « Je les aime tous beaucoup, mais j’ai une préférence pour ce dernier, cette mère qui passe son temps à culpabiliser son enfant. Une personne pas sympathique du tout, perverse au plus haut point », poursuit la comédienne.
Contrairement à la tendance actuelle, Constance évolue loin des standards du stand-up, préférant enchaîner les sketchs « à l’ancienne ». Mais avec beaucoup de punch et de façon très corrosive. Celle à qui on donnerait le bon Dieu sans confession explique, plus généralement et sans détour, être « fascinée par la névrose, les traumatismes qui font qu’on devient qui on est. J’observe la vie comme un documentaire animalier. Et jouer un enfoiré, c’est délicieux… ».

TÉLÉGRAMME

22 septembre 2020 - La Rédaction

Constance fait son « pot pourri » ce samedi à L’Athéna

Ce samedi, à 20 h 30, l’humoriste Constance jouera son nouveau spectacle intitulé « Pot pourri », à L’Athéna. L’artiste prévient qu’elle va se « donner à fond ». Ça promet.

Il y a huit ans vous aviez joué à L’Athéna votre deuxième spectacle, « Les mères de famille se cachent pour mourir », devant une salle quasi comble et hilare. Vous revenez ce samedi avec un spectacle intitulé « Pot pourri ». Le public aura donc droit au meilleur de Constance ?
Oui, je vais me donner à fond parce que je sais qu’il y aura des galettes et du caramel au beurre salé à la clé.

Vous servez, avec un grand talent d’interprétation, un humour aussi noir que salé. Peut-on faire rire avec des bons sentiments ?
On peut rire de tout mais pas avec les cons. Faire de l’humour noir permet de trier.

Après plusieurs mois d’arrêt pour cause de crise sanitaire, vous êtes récemment remontée sur scène. Quelle impression cela fait-il de jouer devant un public masqué ?
C’est comme baiser avec une capote. C’est moins bien mais c’est plus prudent pour l’instant. Et ça fait du bien quand même.

Le confinement vous a-t-il inspiré ?
Non, j’ai repeint mes volets et fait de la confiture. Bref, je me suis ennuyée à crever. Une semaine de plus et je me mettais à la broderie.

FRANCE 3 AQUITAINE

8 septembre 2020 - La Rédaction

Rencontre avec l’humoriste Constance, en spectacle ce vendredi à Boisseuil

Vendredi 18 septembre, l’humoriste Constance jouera son spectacle à l’espace Crouzy à Boisseuil, près de Limoges, dans le cadre du festival MDR, initialement prévu en mars.
Alors qu’il devait initialement se dérouler du 18 au 21 mars dernier, le festival MDR se tiendra vendredi 18 et samedi 19 septembre. Ce vendredi, Constance, une comédienne à l’humour décapant, jouera son spectacle Pot Pourri à l’espace Crouzy à Boisseuil, en Haute-Vienne. France 3 Limousin a invité Constance dans le 12/13 de ce vendredi 18 septembre.

A vous voir comme ça, vous paraissez bien élevée, mais c’est en diablesse que le public vous découvre ?
Oui, sur scène, parce que c’est un espace de liberté où je peux me défouler. C’est parce que je suis très frustrée dans la vie que je suis comme ça sur scène.

Êtes-vous timide ?
Oui, je suis une vraie timide. Faire de la scène, c’est magique. C’est un espace indispensable pour les gens timides comme moi. Les gens timides, il faut qu’ils fassent du théâtre ou des activités artistiques pour aller à peu près bien, je pense.

Cet humour, provocateur, décapant et souvent trash, d’où vous vient-il ?
Il vient peut-être un peu de mon éducation. J’avais un arrière-grand-père qui était médecin légiste alors  on a toujours fait beaucoup de blagues sur la mort. J’ai aussi toujours été caustique depuis toute petite. C’est une manière d’accepter la vie et de trouver ça moins violent.

Vous avez commencé le théâtre à l’âge de 8 ans. Etiez-vous déjà attirée par les planches, le spectacle ?
Dès mon premier cours de théâtre – que j’ai pris parce que j’étais trop timide d’ailleurs -, je me suis dit que je voulais être comédienne. Comme j’ai un côté un peu décalé, je suis tout le temps à côté de mes pompes, je me suis rendue compte que ça faisait rire les gens. Je me suis dit : “soit c’est contre moi, soit j’en fais une force”.

Sur scène, vous incarnez une dizaine de personnages féminins. Qu’est-ce que ces femmes ont en commun ?
La névrose ! Elles sont toutes au bord de péter les plombs ou elles ont déjà pété les plombs.

On peut vous entendre sur France Inter dans l’émission Par Jupiter, on vous a aussi beaucoup vu à la télévision dans l’émission On ne demande qu’à en rire de Laurent Ruquier. La scène reste-t-elle votre terrain de jeu préféré ?
Oui ! La télévision et la radio, c’est très bien pour écrire, s’exprimer et montrer qu’on existe mais c’est au service de la scène. Ce n’est pas que de la promo parce que c’est du travail et c’est intéréssant de faire un travail différent que le travail de scène. Mais pour moi, ça reste quelque chose pour mettre en valeur le spectacle vivant.

Vous allez jouer devant un public masqué, est-ce que c’est plus compliqué pour les humoristes de ne pas voir les visages et les rires de ceux qui sont devant vous ?
Je pense que c’est aussi angoissant que d’imaginer son premier jour d’école sans pantalon. J’ai joué une fois devant des gens masqués et il y a une vraie écoute, une vraie bienveillance, heureusement. C’est indispensable vu ce qu’on vit mais c’est une très grosse contrainte, comme pour tout le monde.

LE PARISIEN

30 avril 2020 - Nicolas Goinard

Crépy-en-Valois. Constance est notamment confinée avec ses poules toutes nommées Micheline. 

Les célébrités confinées: «Une fin du monde assez douce» pour l’humoriste
Constance dans sa maison de l’Oise.

Promenade avec ses chiens, ménage, lecture, cuisine et écriture de chroniques pour France Inter… Les journées se suivent et se ressemblent pour l’humoriste confinée à Crépy-en-Valois (Oise).
Il y a des événements marquants pour lesquels on peut facilement dire ce qu’on faisait. Pour nos grands-parents, c’était le cas pour les premiers pas de l’Homme sur la Lune. Pour nos générations, il y a eu le 11 septembre 2001. Il y aura désormais le confinement.
Constance se souvient très bien ce qu’elle faisait quand les théâtres ont été fermés le 13 mars dernier. « On était à Bonchamp-lès-Laval (NDLR : en Mayenne). On devait jouer le soir et on montait le matériel quand des gens ont commencé à appeler pour savoir si le spectacle était maintenu. A 14 heures, l’arrêté interdisant les rassemblements de plus de 100 personnes est tombé. Je suis rentrée chez moi. »
Chez Constance, c’est un petit village oisien tout proche de Crépy-en-Valois, commune qui a été l’un des premiers foyers du Covid-19 en France et où vivait le premier mort français de l’épidémie. Elle y est confinée avec son compagnon qui travaille aussi dans le spectacle vivant. « On s’entend très bien. On fait connaissance du coup », sourit l’artiste.
Cet arrêt obligatoire de l’activité est inhabituel dans une vie professionnelle bien chargée. « Depuis 10 ans, je travaille, je suis en tournée, jamais chez moi et d’un coup je me retrouve à la maison, poursuit l’humoriste. D’un côté, je me suis dit enfin du temps pour soi. Mais d’un autre côté, il est difficile de se détendre ne sachant pas quand la culture va pouvoir reprendre. Si ça repart en septembre, on aura eu une pause de six mois. Ça ne m’était jamais arrivé… » Constance maintient donc un rythme dans ce « jour sans fin ».
« Je me lève tous les jours à 7h05, sans réveil, explique-t-elle. Je prends ensuite mon petit-déjeuner. Après, je promène mes chiens dans les champs. Je fais du ménage, de la cuisine. J’ai la vie d’une ménagère. J’ai repeint les volets. L’après-midi, je bosse. J’écris des chroniques pour France Inter (elle est présente tous les mardis dans l’émission Par Jupidémie). J’ai cette deadline qui rythme aussi mes semaines. Je ne suis pas en train de compter les lames du parquet. »
« J’essaie aussi d’écrire mon prochain spectacle. Mais j’ai beaucoup de mal à me concentrer. Je sèche. Je lis énormément. J’ai découvert Romain Gary. J’ai pris une grosse claque avec son livre La Vie devant soi. Ça m’a chamboulée. La Promesse de l’aube m’a troué le c… Et à 23 heures, pyjama et dodo. Et une fois par semaine, je mets mon masque et je vais faire les courses. »
«On a un confinement assez parfait à côté des gens qui vivent dans des appartements»
Dans ces journées, elle s’occupe aussi de ses animaux. Sur son terrain, Constance a des poules qu’elle appelle toutes Micheline. Les coqs se nomment Michel. Elle a aussi des chats, des chiens, deux moutons d’Ouessant qui entretiennent la parcelle et qui lui ont offert un petit cadeau : « Le 1er avril, j’allais chercher des œufs et la brebis avait donné naissance à petit agneau. C’était l’agneau pascal… » C’est aussi devenu logiquement son petit nom, Pascal qui devra aussi brouter. « On a plus prévu de l’adopter en tant que tondeuse qu’en tant que merguez », reprend Constance.
Dans ce contexte, l’humoriste décrit : « On a un confinement assez parfait à côté des gens qui vivent dans des appartements. C’est assez doux comme fin du monde. J’ai toujours vécu à la campagne, je ne suis pas une citadine. Je ne supporte pas la ville. Les rapports de force qu’on y trouve, ça me rend très malheureuse. »
La suite? « Quand je suis optimiste, je me dis qu’il va y avoir un gros sursaut, que les gens vont penser à l’écologie. Quand je vois des images d’animaux sortis des forêts pour aller dans les villes, ça me fait des guili-guili dans le cœur. Et quand le lendemain je vois qu’il y a trois heures de queues devant un drive de MacDo qui a rouvert en Seine-et-Marne, je me dis qu’il vaut mieux qu’on crève tous. »

MIDI LIBRE

25 février 2020 - La Rédaction

Béziers : Constance laisse libre cours à son humour noir à Zinga Zanga, ce jeudi.

Quand l’humoriste Constance s’inspire de sa famille : “Mon arrière grand-père était la rock-star des légistes ».
L’humoriste Constance sera sur la scène de Zinga Zanga, ce jeudi 27 février à 20 h 30.
“Ces sketchs décapants et crus, enrobés d’une écriture fine et subversive, en font l’une des filles les plus corrosives de sa génération.”, selon le magazine Elle. Constance – puisque c’est d’elle qu’il s’agit – se produit ce jeudi 27 février à 20 h 30 à Zinga Zanga à Béziers.
“Pot pourri”, son dernier one-woman-show, est un mélange d’anciens et de nouveaux sketchs  où la violence verbale se veut  poétique et libératrice. Chaque personnage rappelle combien la comédie humaine est absurde et propose d’en rire plutôt que d’en pleurer.
Une artiste multicartes
Constance est une artiste multicartes. En parallèle de la scène,  on peut la voir au cinéma, à la télévision ou l’entendre à la radio. Notamment, sur France Inter dans l’émission “Par Jupiter”.
En 2018, elle y avait dévoilé ses seins pour dénoncer «les puritains moralisateurs». Notamment  le tollé provoqué par les femmes qui «osent allaiter leur bébé dans un endroit public « et la gêne provoquées par les poitrines féminines dénudées alors que les torses masculins ont le droit de s’exhiber sans encombres.

TIME OUT

3 février 2020 - Margaux Leridon

Constance secoue le Théâtre de l’Oeuvre.

Pour qui ? Ceux qui trouvent les blagues de cul plus drôles dans la bouches des filles.
Voir quoi ? Des sketchs en costumes.

Minute 0 : Constance fait la roue et nous montre sa culotte. Minute 1 : Constance dit que le caviar a un goût de bite. On va pas se mentir, l’humoriste ne renouvelle pas exactement les codes du genre. C’est pas grave, on se marre.

Dans Pot pourri, son spectacle de retour au Théâtre de l’Œuvre, la princesse trash d’On n’demande qu’à en rire enfile (et insiste bien sur l’expression) une série de costumes, pour incarner un florilège de personnages féminins truculents.

Là encore, on préfère prévenir : ceux qui cherchent un regard aiguisé sur la société contemporaine repasseront. Tous ses avatars – maman prout-prout au bord de la crise de nerfs, intellectuelle nymphomane en trench ou prof de musique dépressive et à moitié sadique – pourraient avoir été écrits dans les années 90. Mais ne boudons pas notre plaisir : ils sont diablement efficaces. En fait, leur côté atemporel participe même à leur succès : on a tous eu une prof de musique dépressive et à moitié sadique. Donc ça marche. Les textes sont outranciers mais ciselés, leur interprétation, impeccable.

Ce qui impressionne le plus demeure l’incroyable énergie que Constance – dont on s’était habitué aux chroniques presque calmes sur France Inter – déploie tout au long du show. Il dure à peine plus d’une heure, mais on est épuisé pour elle à la fin, tant elle bouge, crie, chante et danse (plutôt bien, d’ailleurs) change de déguisement et de voix sans laisser s’installer le moindre temps mort. Notons par ailleurs que dans un paysage du stand up dominé par le one (wo)man show autofictionnel, renouer avec le bon vieux spectacle à sketchs est franchement rafraichissant.

L’ÉCLAIREUR DU GÂTINAIS

18 décembre 2019

Constance

L’ALSACE

4 décembre 2019

Constance

LE PARISIEN

Constance

ENTRÉE LIBRE

9 avril 2019

L’humoriste et chroniqueuse Constance est au Théâtre des Deux Ânes, à Paris, avec son spectacle « Pot pourri ». Elle y incarne toute une galerie de personnages décapants !

OUEST FRANCE

24 mars 2019

Constance. Photo Jeremie Fulleringer

Nouveau succès pour le festival Le Sens de l’Humour, qui reverse 20.000 € à
l’association ELA.

Après deux soirées de rire à guichets fermés, l’émotion était très présente samedi 23 mars 2019, pour la clôture du quatrième festival Le Sens de l’Humour. L’événement, porté par la Table Ronde et le Ladies’circle, a permis de récolter 20.000 euros pour l’association ELA.
La quatrième édition du Sens de l’Humour n’a pas failli à la réputation du festival. Joué à guichets fermés vendredi 22 et samedi 23 mars 2019 dans la salle des fêtes de Sens, l’événement caritatif a permis de remettre un chèque de 20.000 euros à l’association ELA. Il s’agit là d’un nouveau record pour les bénévoles de la Table Ronde et du Ladies’circle de Sens, les deux clubs services qui organisent cet événement depuis 2016. Le succès de ce rendez-vous a notamment tenu grâce à la programmation. Elle-même engagée pour ELA, Sandrine Quétier a endossé le costume de maîtresse de cérémonie sur les deux soirées. Cinq artistes se sont succédé sur les planches de la salle des fêtes, devant 950 participants chaque soir.

CONSTANCE
Sans aucun doute, Constance est l’humoriste qui a le plus bluffé le public au cours des deux soirées. Connue pour ses chroniques sur France Inter, son “pot-pourri” de personnages lui a permis d’obtenir une standing ovation au terme de sa prestation. Dans le rôle de Capucine, petite fille de 8 ans, Cynthia, infirmière scolaire, ou d’une maman horrible avec son fils Grégory, elle a jonglé entre de jolis jeux de mots et des passages sans filtre. Jean-Baptiste, spectateur, devrait se souvenir longtemps de la soirée, puisqu’il a dû chanter aux côtés de l’humoriste sur scène.

MAXI

17 Mars 2019

VOICI

Mars 2019

Constance

OUEST FRANCE

6 mars 2019

Constance

TÉLÉRAMA

3 Mars 2019

Constance

FRANCE INFO

28 février 2019 - Isabelle Layer

France Info, L’interview culture – Constance par Isabelle Layer

Très chouette moment avec l’humoriste Constance, invitée de L’interview culture sur Franceinfo TV ! Dans son spectacle “Pot Pourri”, elle nous emmène à la rencontre de personnages aussi barrés que loufoques, taillés avec la plus grande finesse ! A voir absolument au Théâtre des 2 Ânes à Paris et en tournée dans toute la France !

TÉLÉRAMA

22 février 2019 - Laurence Le Saux

Constance

L’humoriste Constance : “Ce que je préfère, c’est la douceur violente”

Dans sa chronique hebdomadairesur France Inter, elle aborde avec la même fantaisie féroce la disparitionannoncée des abeilles et son “amie la vulve”. Rencontre avec une comédienne sans tabou.
Elle se qualifie de «petite andouille de la blague », tandis que Charline Vanhoenacker, qui l’accueille dansPar Jupiter !,sur Inter, dit d’elle qu’elle fait« rayonner la noirceur ». L’humoriste Constance, 33ans, s’est fait repérer à la télévision, dansOn n’demande qu’à en rire, sur France 2. Depuis 2017, elle officie sur les ondes chaque mardi, étrillant savoureusement les «journées mondiales», tous sujets confondus. Lors de celle consacrée au chapeau (oui !), elle tire le sien«à tous les êtres humains qui ont rêvé de devenir des cosmonautes ou des princesses, et qui ont finalement fait des boulots de merde » ;«bisous au designer de sandwichs de Sodebo, caresses réconfortantes au parolier de Michel Sardou, pipe amicale aux créateurs de mots croisés »,poursuit-elle. Avec une grande douceur, la jeune femme multiplie les propos drôles et crus, mais pas seulement. Pour sa chronique de bonne année, en janvier, elle salue les abeilles :« Pour vous, c’est la dernière, au revoir, désolée, votre extinction c’est comme ça, on aurait pu y échapper mais on a préféré sortir un nouvel iPhone. La fine mouche, qui joue actuellement son spectaclePot pourriau Théâtre des Deux-Anes, à Paris, est non seulement piquante, mais aussi engagée.

Quel rôle endossez-vous parmi les humoristes d’Inter ?
Je ne me sens pas investie d’une mission particulière, je n’ai pas de cape sur le dos. J’essaie de décrypter le monde à travers ce que je ressens, et des gens viennent écouter… La scèneet l’art en généralsont des manières de se sentir moins seul, de communiquer. Je trouve l’existence douloureuse et espère, par mon activité, ne faire de mal à personne.

Pourquoi le craignez-vous ?
J’ai un humour particulier, et certains peuvent penser que je cherche à les blesser en me faisant remarquer. Mon idée est pourtant de rire de tout avec bienveillance, de dédramatiser, de briser les tabous. Aujourd’hui, nous avons la maladie du premier degré…
“Je ne testemon texte sur personne : l’auditeur est le premier à m’écouter, pour que je garde une certaine fraîcheur”

Comment avez-vous atterri dans la bande de Charline Vanhoenacker?
Par accident, comme à peu près tout ce qui m’arrive dans la vie ! Le milieu de l’humour est petit, tout le monde se connaît. Alex Vizorekm’a proposé de venir à la radio fin 2017. Je ne me sentais pas à la hauteur… Je fais du «seule en scène»depuis quatorze ans, mais je vénère ceux qui sont à l’antenne tous les jours ! Cela demande d’être tellement productif. J’ai observé les autres, appris sur le tas. Je n’ai pas de contrainte, mais un cadre : j’ai proposé celui des « journées mondiales ». Le concept m’amuse, je me demande qui les invente… Et puis il y en a des tas, surtous les sujets, des lépreux au Nutella !

Comment préparez-vous vos chroniques ?
J’ai besoin de deux-trois jours pour chacune, afin de trouver une idée, un angle, de pouvoir revenir dessus, de prendre du recul… Il me faut du temps. Je ne testemon texte sur personne : l’auditeur est le premier à m’écouter, pour que je garde une certaine fraîcheur. Tous les mardis, je vais à Radio France avec l’angoisse au ventre. Il me faut être efficace à chaque fois : ma chronique est à usage unique, ce n’est pas comme un sketch qu’on remuscle au fil des prestations.

Fin août 2018, lors de la «journée mondiale du topless », vous montrez vos seins à la caméra du studio de France Inter…
Les journalistes m’en parlent en prenant un maximum de pincettes… Je n’ai pas de problème avec la nudité ! Je n’avais pas ce projet en écrivant mon texte. J’y ai pensé devant le micro, en me disant que ça allait faire rire les copains et faire chier quelques vieux cons. Jen’en reviens pas qu’on en parle autant –heureusement que, lorsque j’ai fait une chronique sur ma vulve, je ne l’ai pas montrée.
“Les gens bizarres me parlent spontanément : dans une foule, le mec ou la nana en plein dialogue avec son sac vient systématiquement vers moi”

Quel est votre moteur ?
La colère. Je suis née comme ça ! Il faut être benêt pour ne pas l’être dans ce monde… Je ne crois pas en l’humanité, ni en cette société. Oui, je sais, je ne suis pas très positive. Regardez, en ce qui concerne le climat, on dit tous«on va mourir»,et on ne fait rien.

D’où vient votre inspiration, que ce soit pour la radio ou la scène ?
J’observe, je prends des notes. Pour les personnages de mes spectacles, j’écoute particulièrement la musicalité des voix, le rythme des mots, je regarde le grain de la peau, le style des vêtements. J’ai l’impression d’être un gros buvard. Figurez-vous que les gens bizarres me parlent spontanément : dans une foule,le mec ou la nana en plein dialogue avec son sac vient systématiquement vers moi. Je dois être branchée sur une fréquence particulière… Donc je vis à la campagne, avec des chats, chiens et poules, pour assouvir mon besoin de calme.

Vous considérez-vous féministe ?
Je déteste les étiquettes, elles sont enfermantes, forment des clans. Je considère que l’égalité entre hommes et femmes tient du bon sens, mais je ne m’identifie à aucun mouvement.

Quelle importance a, pour vous, la notion de liberté ?
Elle m’est vitale. Je deviens folle quand je me sens entravée. Sur Inter, mes chroniques ne sont jamais relues à l’avance –si c’était un jour le cas, je m’en irais. C’est aussi pour cela que je m’autoproduis depuis un an et demi. J’en ai eu assez des producteurs qui ont fait des écoles de commerce et considèrent les artistes comme des pots de yaourt à vendre. Ma consœurNicole Ferroni, qui est très maline, a toujours été indépendante. Même si, maintenant, je prends tous les risques, qu’est-ce que je suis heureuse depuis que je suis la patronne !•
“Pour moi, le sexe n’est pas un terrain de jeu réservé aux hommes, je ne me pose à vrai dire même pas la question !”

Comment êtes-vous venue à la comédie ?
A la maison, on pratiquait volontiers l’humour noir. Papa étaitle roi pour mettre tout le monde mal à l’aise, avec son humour particulier ! Enfant, j’ai fait du théâtre pour combattre ma timidité, et cela m’a énormément plu. Au conservatoire de Lille, je faisais rire les autres. Une fois à Paris, j’ai commencé à écrire mes textes, car j’ai bien vu que personne ne m’attendait. J’ai commencé par des scènes ouvertes pour vingt spectateurs, en fabriquant moi-même mes costumes et en dormant dans ma voiture.

Qu’est-ce qui vous plaît dans l’humour ?
Sa simplicité : on raconte des histoires aux gens avec trois bouts de ficelle. C’est très direct.

Vous pratiquez volontiers la polissonnerie…
Oui, j’aime taquiner avec le sexe, ce sujet universel. Je suis étonnée que, comme la nudité, cela puisse encore gêner aujourd’hui. Pour moi, ce n’est pas un terrain de jeu réservé aux hommes, je ne me pose, à vrai dire, même pas la question !

Comment en êtes-vous venue à chanter sur scène ?
Les Américains savent tout faire, sans se soucier d’être mis dans des cases. Or il y a tout à faire : chanter, danser, faire du ski, piloter un hélicoptère… J’ai appris à chanter sur le tas, à l’oreille, et j’aime donner ainsi une dimension loufoque à certains sketchs –par exemple à un gospel fou sur le pénis.

Comment travaillez-vous le dosage entre douceur et crudité ?
Les paradoxes sont savoureux. Et il s’agit ici de cuisine : cela marche mieux quand on mélange deux ingrédients opposés. Mon plat préféré, c’est la douceur violente.
L’un de vos personnages, sur scène, est obsédée par la littérature. Est-ce votre cas ?
J’adore les mots, ils me bouleversent. En ce moment je relisAnna Karénine, ça passe toujours bien. Je peux être très fleur bleue, je ne crache pas surLes oiseaux se cachent pour mourir,de ColleenMcCullough, par exemple. Je suis aussi fascinée par les serial killers, et j’aime beaucoup les essais de Martin Monestier, qui écrit sur des choses bizarres, comme le cannibalisme, les crachats ou les toilettes. Cela me remplit, beaucoup plus quelatélé, que je n’ai plus.

Vous lui devez pourtant une certaine reconnaissance professionnelle, grâce à On n’demande qu’à en rire,sur France 2, entre 2010 et 2012.
C’était une belle exposition, une expérience incroyable qui m’a appris à «fabriquer»un sketch par semaine. Mais je suis plus heureuse maintenant

TÉLÉSTAR

février 2019

Constance

NICE MATIN

24 janvier 2019

Constance

ELLE

7 décembre 2018

Constance

FRANCE 3 Hauts-de-France

Constance, la Sans-culotte de l'humour - 2/12/2018

GRAZIA

30 novembre 2018 - Elvire Emptaz

Constance est une trentenaire qui incarne une nouvelle génération de comiques
acerbes et subversifs. Bien loin de l’humour parfois trop formaté du stand-up.

Après avoir été la blonde de l’émission On ne demande qu’à en rire , elle est devenue la blonde qui s’est mis seins nus sur France Inter. Au-delà de sa couleur de cheveux, Constance, 33 ans, est l’une des comiques françaises les plus drôles du moment. Son franc-parler d’un vulgaire jouissif et ses personnages acides et justes rappellent Blanche Gardin ou Albert Dupontel, qu’elle admire. Elle joue actuellement son quatrième spectacle, Pot Pourri , dans lequel elle incarne une dizaine de femmes plus névrosées les unes que les autres. Il y a la veuve débordée par ses trois enfants, enviant son amie suicidaire qui “a le temps de faire des plans d’avenir”. La mère castratrice qui fait croire à son fils qu’il est responsable de tous les maux de la terre, ou encore l’amoureuse des mots qui parle de littérature comme on décrirait un orgasme.
Elle enchaîne des punchlines crues et cathartiques, du type : ” Une fille, c’est comme une couette, elle reste froide et plate si elle est pas correctement fourrée.” Dans un café parisien, Constance revient sur son parcours, qui a débuté dans un petit village de Picardie. ” Mes parents sont fonctionnaires, mais pas profs, il ne faudrait pas exagérer ! Ma mère travaillait dans le social et mon père est à l’Office national des forêts. J’ai deux grands frères. Ma famille m’a laissée poursuivre sans problème ma carrière de comédienne. Chez nous, ce qui compte, c’est de travailler et de s’assumer. »
La révélation à 8 ans
Son humour décomplexé et son caractère bien trempé lui viennent justement de sa famille.”Mon grand-père était médecin légiste, donc on a toujours ri de choses assez glauques à la maison. Ma grand-mère a été maire de notre village pendant cinquante ans, à une époque où il y avait peu de femmes en politique. C’était un dragon, elle avait un tempérament de feu. »
Enfant timide, elle découvre le théâtre à 8 ans. C’est une révélation. Constance comprend qu’en enfilant un costume, elle peut être qui elle veut. ” Elle était bluffante, se souvient Linette Favreau, sa prof de théâtre. Ça fusait, elle démarrait très rapidement. Aujourd’hui, elle a une volonté à toute épreuve. Elle est à la fois forte et sensible, je n’aurais jamais pu encaisser tout ce qu’elle a traversé. Elle est restée fidèle à elle-même et continue à emmerder la bien-pensance. »
Après son bac, elle intègre le conservatoire d’art dramatique de Lille, puis s’installe à Paris, où elle découvre le one-man show. Elle a 20 ans quand elle écrit un premier spectacle autobiographique, Je suis une princesse, bordel ! , qui marche très vite, très bien. “Quand je suis arrivée avec mes costumes, on m’a dit que c’était ringard, provincial. Mais je n’ai jamais été ni n’ai voulu être à la mode parce que la mode a une limite dans le temps. Ce qui me plaît, ce sont les personnages, la vie. Maintenant, on me dit que c’est original.”

GRAZIA

30 novembre 2018 - Elvire Emptaz

Burn-out salvateur

Constance est rapidement contactée pour participer à l’émission de Laurent Ruquier On ne demande qu’à en rire . Aux côtés de Nicole Ferroni, Jérémy Ferrari ou Olivier de Benoist, elle écrit un sketch par semaine sur un thème imposé. S’il plaît, elle revient l’épisode suivant. Elle reste à l’écran un an et demi avant de renoncer. “Ça a été un immense accélérateur de carrière. Mais la télé, c’est beaucoup de pression.” Elle enchaîne avec deux autres one-woman shows, Les mères de famille se cachent pour mourir, qui tourne deux ans à guichets fermés, puis Partouze sentimentale.
Il y a trois ans, la comédienne finit par faire un burn-out. “J’ai énormément travaillé. Le monde de la scène est très rude. Je me suis perdue, mon corps a lâché. J’ai eu besoin de m’arrêter et de faire le point. C’est une très bonne chose que cela me soit arrivé. Cela m’a permis d’arrêter de m’imposer des choses que je n’avais pas envie de faire, mais également de sortir les gens toxiques de ma vie.”
Un nouveau spectacle autoproduit
Elle prend un avocat pour se débarrasser de ses producteurs. ” Le problème, en télé, c’est que quand l’argent arrive, il y a beaucoup de gens qui sont des maquereaux. Ils vous font croire qu’ils sont comme des parents, c’est terrible. Je m’en suis rendu compte à 30 ans, c’est en avance par rapport à plein de gens…” Elle rend son appartement parisien et repart dans l’Oise, où elle vit encore.  “Je suis une terrienne, j’ai eu besoin de cela.”
L’épisode dépassé, elle écrit un spectacle avec une musicienne, Marie Reno, qui tourne pendant une année. Puis elle se sent prête à repartir en solo et écrit son show actuel, autoproduit.
“Lorsque l’on est produit, on signe un contrat avec un type qui sort généralement d’une école de commerce et gère les artistes comme des yaourts. Il investit sur la pub, mais veut une rentabilité immédiate. Il pousse donc à travailler jusqu’au craquage et passe ensuite à quelqu’un autre. Dans la société actuelle, on vide les gens. Quand j’ai commencé ce métier, j’ai discuté avec un artiste connu à qui j’ai demandé le secret de sa réussite. Il m’avait dit : ‘ Ce n’est pas le talent, c’est la résistance.’”
En parallèle, elle officie depuis un an dans l’une des meilleures émissions de radio, Par Jupiter, sur France Inter. ” Elle ose, son répertoire est unique, brut, construit. Il y a toujours un propos politique ou sociétal mais formulé avec des mots enfantins ou un peu scatos, impudiques. C’est toujours utilisé à bon escient, de façon sociologique. C’est l’une des meilleures”, nous confie Charline Vanhoenacker, meneuse de l’émission aux côtés d’Alex Vizorek et Guillaume Meurice.
“Je suis défendue par la Fédération française de naturisme ! »
Il y a quelques semaines, elle s’est déshabillée : “C’était une connerie de plus pour faire rigoler les copains, mais le fond était à la forme, ce n’était pas gratuit.” La radio étant désormais filmée, la séquence se retrouve sur Internet et déclenche des réactions d’une violence inouïe comme les réseaux sociaux savent en provoquer.
“J’ai reçu des menaces de mort de religieux assez fous, on m’a traitée de pute, de grosse vache, j’ai dû prendre quelques jours de recul”. Elle publie tous ces commentaires sur ses réseaux. “J’ai reçu une immense vague de soutien, cela a été vraiment très beau. Et parfois très drôle. Je suis défendue par la Fédération française de naturisme ! J’ai aussi reçu des messages touchants, notamment celui d’une jeune femme anorexique, heureuse de voir un corps non refait, avec ses imperfections, à l’écran.” A l’avenir, Constance aimerait faire un peu de cinéma. Nul doute qu’elle ait la carrure et le talent nécessaires.

GRAZIA

Novembre 2018

Constance
Constance

L’UNION

Novembre 2018

constance

OUEST FRANCE

Novembre 2018

constance

LE PARISIEN

1er octobre 2018 - Grégory Plouviez avec Bénédicte Agoudetse

Constance

Humour à Paris : notre sélection de pépites du mois d’octobre 2018

Ce mois-ci, (re)découvrez Constance, Maka Sidibé et Anne-Sophie Girard.
En dehors des grosses stars, comment s’y retrouver dans la jungle des spectacles comiques (des centaines !) à l’affiche à Paris ? Chaque premier mardi du mois, Le Parisien vous propose une sélection de shows méconnus du grand public, où l’on vous garantit de franches rigolades.
Constance, elle a tout d’une grande
Ne vous laissez pas distraire par l’affiche sur laquelle sa photo apparaît en médaillon sur une pierre tombale. Peu de chance que vous restiez de marbre devant cette fille. Trente printemps et des brouettes, une carrière lancée depuis déjà un paquet d’années (on l’a vue chez Ruquier dont elle a fini par claquer la porte), Constance n’a pas encore la notoriété qu’elle mérite. Cette Picarde a pourtant tout d’une (très) grande. Après une prestation remarquée en juillet à Avignon, elle atterrit pendant quatre mois au Théâtre des Deux-Anes, salle parisienne qui dépoussière son image en cette rentrée.

LE PARISIEN

1er octobre 2018 - Grégory Plouviez

Constance

Humour à Paris : Constance, elle a tout d’une grande.

La chroniqueuse de France Inter se révèle une tornade sur scène où elle campe une galerie de personnages irrésistibles. Belle plume, grande comédienne. A découvrir d’urgence chaque mardi aux Deux-Anes (Paris, XVIIIe).
Ne vous laissez pas distraire par l’affiche sur laquelle sa photo apparaît en médaillon sur une pierre tombale. Peu de chance que vous restiez de marbre devant cette fille. Trente printemps et des brouettes, une carrière lancée depuis déjà un paquet d’années (on l’a vue chez Ruquier dont elle a fini par claquer la porte), Constance n’a pas encore la notoriété qu’elle mérite. Cette Picarde a pourtant tout d’une (très) grande. Après une prestation remarquée en juillet à Avignon, elle atterrit pendant quatre mois au Théâtre des Deux-Anes, salle parisienne qui dépoussière son image en cette rentrée.
Premier pas de côté : elle n’a pas cédé aux sirènes du stand up et continue à camper des personnages dans des sketchs « à l’ancienne ». Enfin… « à l’ancienne » pour la forme, car sur le fond, ça dépote. Sa signature : être à la fois crue et élégante. Un joli oxymore (de rire). Dans son sixième spectacle baptisé Pot-Pourri (qui mixe anciens et nouveaux sketchs), une bonne dizaine de séquences se succèdent. Chaque sketch a la puissance d’une nouvelle bien troussée : un concept, une ligne directrice hilarante, une chute qui fait boum. Dans ce recueil de bons mots, les personnages sortis de son imagination ont le premier rôle.
Elle montre sa culotte mais surtout son culot
Il y a l’intello sulfureuse qui se délecte de littérature avec une gourmandise toute sexuelle : « Je retourne les mots dans tous les sens et les couche sur le papier. Il m’arrive même de lire deux livres à la fois… et d’aimer ça », déclame-t-elle d’une voix suave. La gamine de CE2 ultra-flippante qui « aime les coloriages, les papillons…la guerre et les abats ». La bonne sœur obsédée qui « rend gloire à notre père à tous : le pénis ». Mais aussi l’infirmière scolaire qui conseille aux collégiens de bien se demander s’ils sont prêts avant de faire la chose. « Vous avez le temps, vous savez, ça peut bien attendre deux-trois semaines. ». Le puritanisme, très peu pour elle. Fin août, elle a — bien malgré elle — fait le buzz sur Internet en montrant sa poitrine lors d’une chronique sur France Inter. Sur scène, Constance montre sa culotte mais surtout son culot. Cette tornade blonde possède un don de métamorphose entre les sketchs à faire (presque) pâlir Arturo Brachetti. Sa performance en philatéliste en robe à fleurs est à pleurer de rire. Son show de tragédienne, longue chevelure brune et robe de diva, qui récite toutes les « beauferies » du quotidien est savoureux. Entre chaque numéro, une bande originale ultramaline qui nous fait voyager de Fiona Apple à Katerine en passant par Juliette. Le bon goût… jusqu’au bout.
NOTE DE LA RÉDACTION : 5/5

LE PARISIEN

16 juillet 2018 - Grégory Plouviez

Constance dans «Pot pourri», un spectacle à la fois cru et élégant.

Festival d’Avignon : vive les filles culottées !

Cette année, nos humoristes préférés à Avignon sont des femmes. Coup de projecteur sur Constance, Olivia Moore et Noémie de Lattre. Victoire par KO. Et par culot. Cette année, au festival d’Avignon (qui se tient jusqu’au 29 juillet), ce sont les filles qui nous font le plus rire. Après l’affaire Weinstein, les gars ont bien essayé de se mettre à la page, d’adapter leurs shows à l’air du temps. Exemple avec Waly Dia (22 heures, au Paris) qui entame son nouveau spectacle par un petit laïus sur le sujet : « Aux Etats-Unis, regardez, ils ont fait tomber de grands producteurs, de grands acteurs… Nous, en France, on a fait tomber Tex. » Constance (14 heures à la Comédie centrale Cinévox), c’est notre gros coup de cœur humoristique de ce festival. Mais comment pouvait-on être passé à côté de cette Picarde trentenaire, repérée chez Ruquier avant d’aller rouler sa bosse sur scène (elle a déjà cinq spectacles à son actif) ? Le sixième est un « Pot Pourri » (c’est même son nom) et alterne anciens et nouveaux sketchs. Et attention, ça décoiffe (évitez d’emmener les enfants). Une porte d’entrée idéale pour découvrir l’univers de cette comédienne hors pair, capable de se transformer littéralement entre chaque sketch, passant de l’infirmière scolaire sexy à la philatéliste borgne en un clin d’œil. Mais plus encore que sa prestance et son énergie de tornade, c’est son écriture qui nous touche aux zygomatiques, son art de croquer un personnage, de bâtir un sketch hilarant comme d’autres écrivent des nouvelles. C’est dense et structuré. Cru et élégant. Cette fille-là est capable de tout, nous montre sa culotte mais aussi, et surtout, son culot.

LE PARISIEN

16 juillet 2018

constance

LE PARISIEN

14 juillet 2018 - Sylvain Merle et Grégory Plouviez

Festival d’Avignon : les 10 spectacles qui vous feront rire

Le festival d’Avignon, c’est quelque 1538 spectacles à découvrir jusqu’au 29 juillet 2018. Parmi eux, ces dix comédies irrésistibles jouées pour la première fois cette année dans le OFF.

« Pot pourri » de Constance.
Tiens, une humoriste qui ne fait pas de stand-up. Dans « Pot pourri », Constance campe une galerie de personnages croquignolets avec un art de la métamorphose bluffant. Mais c’est surtout sa plume qui séduit, sa faculté à enchaîner les sketchs décapants. Oreilles chastes, passez votre chemin. (La Comédie centrale/Cinevox, 14 heures. À partir du 9 octobre au Théâtre des Deux Ânes, à Paris.)